Le Refugee Food Festival fait son grand retour à Bordeaux du 22 au 27 juin 2025 ! Pour la 10e édition bordelaise, des établissements s’engagent et partageront leurs fourneaux avec des cuisinier·es réfugié·es pour des collaborations inédites et savoureuses.
À la table du Refugee Food Festival, à Bordeaux et dans 11 autres villes de France et leurs alentours, il y a de la place pour toutes les recettes de grand-mère, tous les repas de fête, tous les plats d’enfance.
Du 22 au 27 juin 2026, le Refugee Food Festival aura lieu à Bordeaux pour la 10ème édition, pour partager parcours de vie et recettes métissées avec celles et ceux qui font la France.
Depuis plus de dix ans, 100 000 participant·es ont pris part au Festival et y ont fait une expérience simple et joyeuse : celle de la rencontre, autour de la table et en cuisine. Celle de la découverte mutuelle. Celle du dialogue. Celle de l’hospitalité. Celle du partage. Une France dans laquelle il y a une place pour chacune et chacun.
Pour donner de la voix à cette France hospitalière et ouverte, la cheffe étoilée Manon Fleury et l’actrice, autrice et réalisatrice Aïssa Maïga sont les marraines de la 11ème édition du festival, qui s’organise chaque année autour du 20 juin, Journée Mondiale des Réfugié·es.
Dans neuf établissements, du bistrot de quartier au château médoquain, en passant par une pâtisserie, un comptoir street-food, un tiers-lieu, une bibliothèque… des rencontres culinaires entre cuisinier·es réfugié·es et chef·fes locaux·les vont donner lieu à des mets inédits pour le plus grand plaisir des convives.
A travers ces rencontres, nous voulons défendre l’idée que l’exclusion, la défiance et la peur s’effacent lorsqu’on apprend à se connaître.
Il y a « Les migrants » ou « Les réfugiés », et puis il y a chacun d’entre eux.
Alors que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugié.es (HCR) estime à 123 millions le nombre de personnes déplacées dans le monde, on entend souvent parler des personnes exilées comme d’un groupe homogène de personnes, des gens si différents de nous qu’il paraît impossible de les nommer.
À travers ces plats à 4 mains, ces menus aux influences venues d’ailleurs, nous voulons parler de chacun des individus qui sont derrière, contraints à l’exil. De chacune de ces personnes qui font preuve d’un courage et d’une résilience exceptionnels pour tout réapprendre. D’autres manières de faire, d’être, une autre langue, un nouveau métier. Se réinventer pour retrouver sa dignité à travers le regard de celles et ceux avec qui désormais on fait société.
L’actrice, réalisatrice, autrice et productrice Aïssa Maïga et la cheffe Manon Fleury seront les marraines de l’édition 2026 où se mêleront gastronomie et culture du 6 au 28 juin dans 12 villes de France.
L’actrice, réalisatrice, autrice et productrice Aïssa Maïga
« J’ai grandi entre plusieurs mondes et plusieurs cuisines : la France, le Mali, le Vietnam. J’ai été nourrie avec cette idée que l’identité n’est jamais figée, qu’elle se construit dans le mouvement, dans les rencontres, dans ce que l’on reçoit et ce que l’on partage. La cuisine fait partie de ces espaces très puissants où tout cela devient concret. Elle porte la mémoire, l’exil parfois, mais aussi la transmission, la joie, la créativité. Elle permet de recréer du lien, même loin de chez soi. »
« Ce qui me touche profondément dans le Refugee Food Festival, c’est cette manière de redonner une place à celles et ceux qui ont dû quitter leur pays, en valorisant leur savoir-faire, leur histoire, leur regard. Dans un monde où l’on a parfois tendance à se refermer, cela nous rappelle que nos différences ne sont pas des barrières, mais des ressources. Et que c’est aussi cela, la France dans ce qu’elle a de plus beau : un lieu où les cultures se croisent, se transforment, et inventent ensemble. »
Aïssa Maïga est une actrice, réalisatrice, autrice et productrice française d’origine sénégalaise et malienne. Révélée par Bamako d’Abderrahmane Sissako, qui lui vaut une nomination au César du Meilleur espoir féminin, elle développe depuis un parcours entre cinéma d’auteur, comédies populaires et productions internationales. Elle a travaillé notamment avec Klapisch, Haneke et Gondry. Elle apparaît notamment dans The Boy Who Harnessed the Wind de Chiwetel Ejiofor ainsi que dans les séries Taken Down et King Shaka, tout en rencontrant un large public avec des comédies comme Bienvenue à Marly-Gomont ou Il a déjà tes yeux. En 2018, elle initie l’ouvrage collectif Noire n’est pas mon métier, qui ouvre un débat majeur sur la représentation dans le cinéma français. Elle réalise également les documentaires Marcher sur l’eau, tourné au Niger et sélectionné au Festival de Cannes en 2021 et Regard Noir.
Elle est par ailleurs fondatrice de l’Association Mohamed Maïga, dédiée au soutien du journalisme d’investigation africain, créée en hommage à son père, Mohamed Maïga, journaliste malien assassiné dans des circonstances non élucidées à ce jour.
En 2025, elle apparaît dans Promis le ciel d’Erige Sehiri, sélectionné dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes. Elle sera à l’affiche en 2026 de Juste après l’Aube d’Olivier Boillot et Killing of a Nation de Carlos Bolado.
La cheffe Manon Fleury
“La restauration est un secteur qui embauche, il y a de nombreux postes vacants partout en France, et la cuisine est un métier qui permet d’intégrer des personnes qui ont dû quitter leur pays car c’est un langage universel. C’est très intéressant de faire des croisements entre les différentes manières de s’exprimer en cuisine, ça produit de la richesse. On se rend compte qu’un plat a plusieurs interprétations, en fonction de la culture, de la langue justement. En dialoguant autour d’un même plat, on arrive finalement à une nouvelle recette. C’est le vrai visage de la France et dans le contexte politique qui est le nôtre, je suis fière de pouvoir soutenir une initiative qui met en avant cette ouverture.”
Passée par les cuisines d’Alexandre Couillon, de Pascal Barbot ou encore celles du restaurant new-yorkais « de la ferme à la table » de Dan Barber, les choix de Manon Fleury reflètent son engagement pour des pratiques vertueuses tout autant que son ambition de l’excellence.
Après une première expérience comme cheffe à l’âge de 27 au Mermoz à Paris, et une série de résidences au Elsa à Monte-Carlo et au Perchoir à Paris, elle ouvre en septembre 2023 son premier restaurant, Datil – 13 rue des Gravilliers à Paris Centre. Elle s’entoure de Laurène Barjhoux, sa co-cheffe, et une équipe en salle et en cuisine avec laquelle elle a eu l’occasion de travailler dans ses expériences précédentes, ainsi qu’un réseau de producteurs avec lesquels elle entretient un lien durable.
Datil reçoit le Prix Fooding 2024 du Meilleur Esprit d’équipe et l’Award Time Out 2024 du Meilleur Restaurant. Six mois après l’ouverture, sa cuisine de convictions, responsable, saisonnière et d’inspiration végétale, est récompensée d’1 étoile Michelin, et désormais aussi une étoile verte. En 2021, Manon Fleury a cofondé avec une dizaine de cheffes l’association Bondir.e qui intervient dans les écoles hôtelières pour rappeler que la violence n’est pas inhérente à l’excellence. L ’association a aussi ouvert une ligne d’écoute pour les victimes et développé des formations pour les managers de la restauration.
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